DPE RapideLe délai observé, région par région

Quand un tiers instruit, le calendrier gagne un mois

Dans les communes qui l'ont institué, louer suppose d'obtenir une autorisation avant de signer. L'administration dispose d'un mois pour répondre, et son silence vaut acceptation. Mais ce mois ne commence à courir qu'à partir d'un dossier complet, ce qui déplace le point de départ vers un endroit que peu de bailleurs anticipent : la date à laquelle la dernière pièce a été déposée.

Le parcours, du dépôt jusqu'à l'emménagement

  1. Palier 1 vérifier que la commune a institué le dispositif

    Il n'existe nulle part par défaut. La commune ou l'intercommunalité le met en place par délibération, sur un périmètre qu'elle délimite, parfois quelques rues. Le service du logement est la seule source fiable sur ce point.

  2. Palier 2 réunir le dossier de diagnostic technique

    C'est lui qui accompagne la demande. Un dossier incomplet ne se voit pas refuser : il ne fait simplement pas courir le délai d'instruction, ce qui revient à attendre sans le savoir.

  3. Palier 3 déposer, au moins un mois avant l'entrée visée

    Le mois court à compter du dossier complet. Déposer plus tard rend l'entrée dans les lieux impossible à la date prévue, quelles que soient les bonnes volontés.

  4. Palier 4 signer le bail une fois l'autorisation acquise

    Expresse ou née du silence, elle précède la signature. Un bail conclu sans elle expose le bailleur à une sanction administrative, et cette irrégularité ne se répare pas après coup.

À ce mois d'instruction s'ajoute le temps de production des pièces. Notre relevé du 6 septembre 2026, établi sur les 12 397 920 diagnostics dont la date de visite et la date de réception sont renseignées, situe à 49 jours l'écart entre la visite et l'établissement du document pour neuf dossiers sur dix. Compté depuis le dépôt et non depuis l'emménagement, ce recul s'ajoute au mois.

Deux dispositifs qu'il ne faut pas confondre

Les deux régimes ouverts par la loi du 24 mars 2014, et ce qui les sépare.
Autorisation préalableDéclaration de mise en location
MomentAvant la signature du bailAprès la signature, dans les jours qui suivent
Effet du dépôtOuvre un délai d'instruction d'un moisDonne lieu à un récépissé
Effet du silenceVaut autorisationSans objet
Conséquence sur le calendrierUn mois plein à intégrer au rétroplanningAucune, la location n'attend pas

Les deux régimes coexistent, et une commune n'en retient qu'un pour un périmètre donné. Savoir lequel s'applique change la date de commande de plusieurs semaines.

Le silence vaut oui, mais seulement s'il porte sur un dossier complet

C'est la mécanique la plus mal comprise du dispositif. Un bailleur qui dépose un dossier auquel manque une pièce n'obtient pas d'autorisation tacite au bout d'un mois : le délai n'a pas couru. Il croit avoir attendu, il n'a fait que patienter.

La parade est de traiter le dossier technique comme un préalable au dépôt, et non comme une pièce à fournir en cours d'instruction. C'est ce qui explique que le calendrier de cette situation soit le plus long des dix traitées sur ce site, alors qu'il ne porte sur aucune signature notariée.

Le montant des sanctions encourues n'est pas chiffré ici : nous ne sommes pas certains des plafonds en vigueur, et un chiffre faux serait pire qu'un chiffre absent. Aucun délai de rendez-vous n'est avancé non plus, pour la même raison : nous ne le mesurons pas.

Sources : dispositifs institués par la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014, codifiés au code de la construction et de l'habitation ; règle du silence valant autorisation au terme d'un mois d'instruction. Mesure : relevé du 6 septembre 2026, 12 397 920 enregistrements portant leurs deux dates.

Continuer

Le reste du parcours locatif, décence comprise, est sur la page de la mise en location. L'outil de commande applique le décalage d'un mois quand vous choisissez ce cas. Les écarts mesurés entre visite et rapport sont détaillés sur la page des délais et, par territoire, sur les Hauts-de-France.